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Combattre le turbocapitalisme demande aussi de préciser les pistes alternatives du nouveau monde à construire. C’est d’autant plus urgent dans la période actuelle ou les sondages par catégories à la sortie des urnes des deux tours de la présidentielle 2007 ont montré entre autre l’énorme fossé entre les militants de gauche, d’extrême gauche et altermondialistes d’une part et le peuple(surtout des couches populaires, des zones périurbaines et des familles avec enfants et personnes agées) d’autre part. Ceci est du à plusieurs raisons. L’une d’entre elles est que ces derniers continuent à utiliser les paradigmes du monde d’hier alors que le monde a changé. Il faut donc changer de paradigme.
Alors que le turbocapitalisme tend à faire envahir la sphère publique par la sphère privée par le processus de marchandisation et de privatisation de toutes les activités humaines, il prend sa naissance à l’implosion du communisme soviétique dont le paradigme était de faire envahir la sphère privée par la sphère publique. (Lire la suite…)
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Nicolas Sarkozy, s’il applique ce qu’il a promis durant la campagne électorale, devrait fortement diminuer l’impact des droits de succession. Les droits de succession sont particulièrement impopulaires. Et pourtant, il convient de dire que le type de fiscalité est directement lié au type de société que l’on veut construire.
Une proposition des ultras du turbocapitalisme
La plupart des pays de l’OCDE ont entamé ce que propose de faire Nicolas Sarkozy : les droits de succession et de donation ont été tout bonnement supprimés en Italie par Berlusconi, et Georges Bush a plaidé pour leur suppression pure et simple aux Etats-Unis.
Aux Etats-Unis par exemple, Georges Bush a réussi le tour de force de rendre cette mesure populaire, alors qu’elle ne concernait que 2 % des successions. Même si les démocrates se sont opposés à cette mesure, certains grands patrons l’ont condamné au nom du libéralisme. Selon eux, chacun doit réussir grâce à son propre mérite et non grâce à la fortune accumulée par les générations antérieures.