Daniel AUDUC


Rapport ATTALI
25 janvier2008, 8:48
Classé dans : diverses

Le rapport ATTALI est condamnable tant par le processus qui lui a permis de voir le jour que par les propositions qu’il comporte.

Le chef de l’État, qui se veut le chantre de la démocratie et de la consultation a pourtant préféré laisser la commission ATTALI œuvrer dans la plus grande opacité, comme si le sort de la croissance de notre pays se décidait autour d’une table entre « experts ».

Au lieu de proposer des politiques publiques innovantes et permettant à l’État d’investir dans les secteurs à forte valeur ajoutée et de redynamiser la croissance, le rapport préconise le contraire.
Si les PME recherchent du financement, ce n’est pas à l’État de les aider. Elles n’ont qu’à entrer en bourse, au risque de dépendre encore plus des aléas du marché financier.
Et que dire de la TVA sociale qui, sortie par la porte, rentre par la fenêtre .
Ce choix de faire peser la responsabilité de la croissance française sur les mauvaises épaules n’est pas surprenant de la part d’une Commission qui affirme que « le scandale est dans les injustices plus que dans les inégalités ».  En guise d’étendard, l’ouverture des professions réglementées va faire passer avant la qualité du service la concurrence à tout prix.

Jacques ATTALI semble oublier que la concurrence n’est pas le remède miracle dans toutes les situations (éducation, santé, développement économiques, professions réglementées). Il n’est pas étonnant que Nicolas SARKOZY soit « d’accord avec l’essentiel », car il aurait pu écrire ce rapport lui-même. C’est à se demander d’ailleurs si ce n’est pas ce qu’il a fait…


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