Daniel AUDUC


Hausse des prix : passer des mots aux actes
28 février2008, 3:32
Classé dans : diverses

Selon l’enquête menée par l’Institut national de la consommation, le dérapage des prix des principaux alimentaires constatés entre novembre 2007 et janvier 2008 est considérable :

•    produits laitiers : + 40 % pour certains yaourts, + 20% à + 37% pour les laits UHT, + 12% à + 32% pour les camemberts, + 19% à + 26% pour les beurres ;
•    pâtes et céréales : + 45% pour certains types de pâtes, + 14% à + 24% pour les céréales du petit-déjeuner, + 10% à + 15% pour les biscottes et + 6% à + 22% pour les pains de mie
•    viandes : + 44% pour certains jambons au porc, + 18% pour les blancs de dinde.

Face à l’envolée des prix des produits de première nécessité, le gouvernement communique, mais n’agit pas. Or, son rôle n’est pas de se contenter de l’incantation mais bel et bien d’agir.

Pour le Parti socialiste, la hausse des prix des matières premières ne justifie pas la flambée constatée dans les magasins. Il est manifeste que certains industriels et distributeurs instrumentalisent un événement conjoncturel (la hausse des matières premières) pour accroître considérablement leurs marges, comme ils avaient souhaité le faire lors du passage à l’euro avec l’arrondissement abusif de certains prix.

C’est pourquoi le Parti socialiste demande au gouvernement de négocier avec les distributeurs et les industriels l’adoption d’un pacte de stabilité global des prix. Cet accord devrait permettre une stabilité des prix valable au moins six mois et devrait voir son application garantie par un contrôle étroit opéré par la DGCCRF*.

Le Parti socialiste renouvelle également ses propositions visant à permettre une baisse des prix : répercussion en faveur des consommateurs des marges obtenues par la grande distribution sur les producteurs, baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, réduction des taxes pesant sur les carburants, compensée par une taxation des super profits pétroliers, mise en place d’un chèque transport.

Mais, la nécessité de prendre des mesures pour éviter la hausse des prix ne doit pas faire oublier l’obligation d’agir en faveur des revenus des salariés et des retraités, pour permettre de maintenir ou même d’augmenter le pouvoir d’achat des Français. Ainsi, le Parti socialiste propose :

•    de revaloriser immédiatement les petites retraites de 5% et d’augmenter l’ensemble des autres retraites d’un montant comparable à l’inflation ,

•    d’ouvrir de réelles négociations salariales avec les fonctionnaires, garantissant a minima un maintien de leur pouvoir d’achat,
•    s’agissant du secteur privé où se multiplient les conflits sociaux, de conditionner les allègements de cotisations sociales à la conclusion d’un accord salarial.
•    d’augmenter le SMIC et la prime pour l’emploi

(*Direction générale de contrôle et de la concurrence de la répression des fraudes)


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