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À l’instar de ceux tenus naguère par Jacques Chirac, les propos de Nicolas Sarkozy minimisent la gravité des manquements aux droits humains et démocratiques des Autorités tunisiennes. Tous les témoignages des organisations et des acteurs des droits de l’homme concordent et indiquent qu’en Tunisie les libertés ont régressé et le harcèlement policier considérablement augmenté.
La lutte contre le terrorisme ne saurait justifier le renforcement du contrôle policier sur la population en général et les militants des droits de l’homme en particulier.
L’amitié entre la France et la Tunisie, comme les accords de partenariat entre la Tunisie et l’Union Européenne, entraîne, a minima, une obligation de lucidité de la part des responsables politiques européens. L’aveuglement n’est pas une position politique et l’économie n’est pas la seule réalité à prendre en compte dans les relations entre deux pays amis.
Il eut été bien que le Président de la République et sa secrétaire d’État aux droits de l’homme fassent preuve de moins de négligence et de plus de respect pour la dure réalité quotidienne du peuple tunisien, et en particulier pour celle des journalistes et militants persécutés.
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